Mi décembre 1985, le réveillon de la St sylvestre approchait à grands pas.
Les prix exorbitants demandés par les restaurateurs nous avaient amené à organiser notre propre fête.
Toutes les connaissances avaient été avisées et devaient se faire connaître rapidement pour préparer au mieux la soirée.
Chacun des participants et participantes devaient être costumés.
La soirée se passerait chez nous avec amuses gueules, plats principaux et boissons à volonté ou presque.
J’avais une vague idée du costume que je souhaitais porter mais mon appréhension m’interdisait de franchir le pas. Pourtant ma femme qui ne connaissait pas mon penchant à l’époque m’avait suggéré à maintes reprises de me travestir. Elle avait sa petite idée pour me vêtir et insistait lourdement tandis que moi je trouvais toutes les excuses du monde pour refuser.
Après bien des hésitations mon choix finalement se portait sur un costume d’évêque. Je réservais l’ensemble et le ramenait à la maison.
A peine arrivé chez moi je regrettais déjà d’avoir perdu cette chance inouïe d’assouvir en direct mon fantasme. Je me trouvais bête et cherchait comment faire pour réparer cette bêtise.
Les festivités approchaient et je n’avais pas réussi à faire marche arrière et à troquer mon costume de religieux contre celui tant convoité par mon for intérieur.
Voilà qu’à deux jours du nouvel an Daniel un collègue de travail nous demande s’il reste des places pour la soirée. Nombreux mais sans excès rien n’empêchait l’arrivée d’un énième participant. Notre accord donné il ne restait plus qu’à Daniel à trouver un costume pour se mettre au diapason des conditions de la soirée. Le voyant dans la peine de dénicher un costume j’approchais timidement ma femme et lui suggérait de lui dire que par sympathie et pour le dépanner je pouvais lui céder mes vêtements d’ecclésiastique. « Contre mon gré » j’acceptais la première proposition de ma femme et consentais à revêtir des habits féminins.
Le jour du réveillon j’étais excité un maximum. J’allais pouvoir assouvir mon fantasme sans que les autres ne le sachent. J’allais porter en public des vêtements féminins et je pourrais danser et marcher devant tout le monde avec l’aisance d’une femme fatale sans attirer plus que ça les sarcasmes des autres.
Dès la fin des préparatifs culinaires je piétinais pour enfin me préparer. L’attente me paraissait bien longue et j’avais tellement hâte.
Quand ma femme se décida à passer aux choses sérieuses me concernant je fus aux anges mais ne lui avouait pas pour autant.
Elle commença par me demander de me raser la moustache et je m’exécutais sans hésiter.
Ensuite elle passa au maquillage et me fit les yeux, les cils, le teint, le rouge à lèvre et n’oublia pas de me mettre des boucles d’oreilles. Elle s’empressa ensuite de m’essayer une perruque auburn aux cheveux longs qu’elle s’était faite prêter. Je me regardais dans la glace et le résultat était assez surprenant.
Elle décida ensuite de me faire enfiler une robe de sa mère qui eu le malheur de gâcher mon plaisir. J’avais imaginer de porter ses vêtements ( jupe ou robe jeune coquette) et je me retrouvais affublé d’une robe de vieille. J’étais déçu mais ne le montrais pas.
Pour clore la déception elle avait trouvé une paire de chaussures plates à ma pointure alors que je m’imaginais avec des escarpins à talons hauts dénichés je ne sais où.
Après avoir avalé ma déception je décidais de faire en sorte d’obtenir satisfaction dans le choix vestimentaire et trouvais toutes les excuses possibles et inimaginables pour l’amener à me laisser porter un ensemble rose qu’elle avait dans son armoire.
Le temps me paraissait bien long et je sentais que la soirée allait commencer sans que je n’ai eu le temps de me changer quand elle se décida soudain à me donner satisfaction.
Avec hâte j’enfilais sa jupe rose avec un body de la même couleur recouvert d’un gilet sans manche noir. Cet ensemble m’avait toujours scotché et chaque fois qu’elle l’avait porté je m’étais imaginé à sa place et je fantasmais.
Ce soir mon tour de le porter était arrivé et j’allais enfin me régaler. J’empruntais une paire de bottines blanches un peu petites mais que je réussissais néanmoins à enfiler. J’avais mis des collants qui frottaient sur mes cuisses dès que ma robe se mouvait en même temps que mes pas. J’ADORAIS…………..et avant que les invités n’aient mis pieds dans l’appartement j’avais déjà couvert des kilomètres rien que pour le plaisir. Malgré mon manège ma femme n’avait pas décelé quoi que ce soit d’anormal.
Lorsque les invités arrivèrent beaucoup me saluèrent par politesse croyant avoir affaire à une invitée de dernière minutes et quelques uns furent surpris d’apprendre bien plus tard qu’il s’agissait de moi. Ma belle sœur mis bien 1 heure avant de constater qu’elle s’adressait à son beauf…..Elle trouvait drôle que je ne sois pas présent mais n’avait pas fait le lien. J’eu le droit à quelques compliments du genre que mes jambes étaient plus que féminines et que j’assurais terriblement le rôle.
J’étais enchanté et je dansais toute la soirée afin de profiter un maximum. Je dansais quelques slow pour rire avec des mecs et j’appréciais la situation à sa juste valeur. Moi qui rêvait d’un tel scénario depuis si longtemps j’étais enfin récompensé et il n’y avait que moi qui le savait.
Le lendemain j’eu droit encore à quelques félicitations et aussi quelques petites moqueries de ma femme qui disait que j’avais l’air d’une vraie femme mais sur le ton pincé.
Je n’ai jamais eu l’occasion de revivre une soirée de ce genre et je le regrette un peu car la sensation avait été ce soir là extraordinaire.
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